Refonte de site : la checklist SEO pour ne pas perdre son trafic

alban-febrer-refonte-site-seoPar Alban Febrer, consultant SEO freelance depuis 2018, plus de 100 clients accompagnés à distance. Mis à jour le 30 octobre 2026.

Une refonte promet un site plus moderne et plus rapide. Elle peut aussi effacer en quelques jours des années de travail sur Google, quand les anciennes adresses disparaissent sans redirection. La plupart des chutes de trafic après une refonte viennent d’oublis simples, faciles à éviter avec une liste de contrôle.

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Sommaire

  1. 📋 Avant la refonte
  2. 🔀 Les redirections
  3. 🚀 La mise en ligne
  4. ❓ Questions

1. Avant la refonte : faire l’inventaire

Tout commence par une photographie de l’existant. Il faut savoir quelles pages apportent du trafic et des ventes, pour les conserver ou les transférer en priorité. Trois exports suffisent :

  • Search Console : pages et requêtes qui génèrent des clics sur les douze derniers mois
  • Analytics : pages d’entrée qui convertissent
  • Crawl complet : liste de toutes les URL, titres et balises

Cet inventaire sert aussi à repérer les pages qui reçoivent des liens d’autres sites. Ces pages portent l’autorité acquise au fil des années, et leur disparition sans redirection fait perdre une partie de la popularité du domaine entier.

2. Le plan de redirections, cœur de la migration

Chaque ancienne adresse qui change doit pointer vers sa nouvelle équivalente avec une redirection 301, celle que Google traite comme un déménagement définitif. Rediriger toutes les pages vers l’accueil fait perdre la pertinence acquise, et Google le traite souvent comme une erreur.

Le plan se prépare dans un tableur, page par page, puis se teste sur la version de préproduction avant le lancement. La documentation Google Search Central sur les déplacements de site décrit cette procédure et recommande de garder les redirections au moins un an.

3. Le jour de la mise en ligne et les semaines suivantes

Au lancement, quelques vérifications évitent les mauvaises surprises : retrait du blocage d’indexation de la préproduction, sitemap à jour envoyé dans la Search Console, balises title conservées sur les pages fortes. Un contrôle quotidien des erreurs 404 pendant le premier mois permet de corriger les oublis vite.

Une baisse légère et temporaire reste normale le temps que Google réexplore le site. Si elle dure au-delà de quelques semaines, un audit par un consultant SEO freelance aide à repérer les redirections manquantes ou les pages devenues introuvables. Les points à surveiller :

  1. Pages indexées : nombre stable dans le rapport d’indexation
  2. Clics : comparaison semaine par semaine avec l’avant refonte
  3. Vitesse : Core Web Vitals au moins aussi bons qu’avant

Un tableau de suivi partagé entre l’agence web, le marketing et la direction évite que chacun découvre le problème trop tard, et garde une trace des corrections apportées.

4. Vos questions sur la refonte et le SEO

Quand impliquer le SEO dans le projet ?

Dès le cahier des charges. Corriger l’arborescence après le développement coûte bien plus cher que de la prévoir.

Faut-il changer de nom de domaine en même temps ?

Mieux vaut l’éviter. Cumuler refonte et changement de domaine multiplie les risques et rend les problèmes plus difficiles à diagnostiquer.

Combien de temps garder les redirections ?

Au moins un an selon Google, et idéalement sans limite de durée pour les pages qui reçoivent des liens externes.

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